Grégoriska, ditelle, jesais bien que Kostaki et toi ne vous aimiez point. Je sais bien que tu es Waivady par ton père, et lui, Koproli par le sien . mais, par votre mère, vousétiez tous deux des Brankovan. Je sais que toi tu es un homme des villes d'Occident, et lui un enfant des montagnes orientales . mais enfin, par le ventrequi vous a portés tous deux, vous êtes frères. Eh bien , Grégoriska, je veux savoir si nous allons porter mon fils auprès de son père sans que le sermentait été prononcé, si je puis pleurer tranquille, enfin, comme une femme, me reposant sur vous, c'estàdire sur un homme, de la punition. Nommezmoi lemeurtrier de mon frère, madame, et ordonnez, je vous jure qu'avant une heure, si vous l'exigez, il aura cessé de vivre, Jurez toujours, Grégoriska, jurez,sous peine de ma malédiction, entendezvous, mon fils . doudoune lacoste homme, Jurez que le meurtrier mourra, que vous ne laisserez pas pierre sur pierre de sa maison . que samère, ses enfants, ses frères, sa femme ou sa fiancée périront de votre main. Jurez, et, en jurant, appelez sur vous la colère du ciel si vous manquez à ceserment sacré. Si vous manquez à ce serment sacré, soumettezvous à la misère, à l'exécration de vos amis, à la malédiction de votre mère, Grégoriska étenditla main sur le cadavre, Je jure que le meurtrier mourra, ditil. XIV LES DEUX FRÈRES. 144 Page 148 Les mille et un fantomes À ce serment étrange et dontmoi et le mort, peutêtre, pouvions seuls comprendre le véritable sens, je vis ou je crus voir s'accomplir un effroyable prodige, Les yeux du cadavre serouvrirent et s'attachèrent sur moi plus vivants que je ne les avais jamais vus, et je sentis, comme si ce double rayon eût été palpable, pénétrer un ferbrûlant jusqu'à mon coeur. C'était plus que je n'en pouvais supporter . survetement lacoste pas cher pour homme je m'évanouis. XIV LES DEUX FRÈRES. 145 Page 149 XV LE MONASTÈRE DE HANGO.Quand je me réveillai, j'étais dans ma chambre, couchée sur mon lit . une des deux femmes veillait près de moi. Je demandai où était Smérande, on merépondit qu'elle veillait près du corps de son fils. Je demandai où était Grégoriska .